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Bir Hakeim : le puit du
chien, ou Bir Hakim : le puit du vieillard. De puit il n'en existe plus
sur ce sol aride à 80 km de Tobrouk. Les Français de la 1ere BFL y
relève la 50e brigade britannique le 19 février 1942. La fine fleur des
français se retrouve là sous le commandement du Général Marie Pierre
Koenig, le lieutenant-colonel Broches avec ses Tahitiens et
Néo-Calédoniens, le lieutenant-colonel Amilakvari avec ses Légionnaires,
le commandant Savey avec ses Marsoins, le capitaine Gravier avec ses
sapeurs, le commandant Laurent-Champrosey avec ses artilleurs, le
capitaine de corvette Amyot d'Inville. À leurs côtés, des
Nord-Africains, des Indochinois, des Malgaches. Au départ, ils sont 3,826 dont 103 Anglais pour défendre ce
périmètre de 17 km environ. Protégés par des champs de mines, ils ont
creusé le sol pour défendre ce territoire avec des canons de 75 comme
canon anti-char et 40 Bofors des fusiliers marins pour surveiller le
ciel. Ils ont de plus 63 Bren Carriers anglais qui vont leur servir
d'appui-feu, de reconnaissance et de transport. Le 27 mai, la division blindée italienne Ariete est chargé du
premier assaut qui est repoussé par l'artillerie française libre. Rommel
décide alors d'encercler la position et de la pilonner sans relâche. Le
3 juin, la Panzer Armee Afrika lance un nouvel assaut avec l'aide de la
Luftwaffe. Rommel en profite pour demander une reddition pour éviter les
effusions de sang, ce qui lui est refusé par Koenig. C'est maintenant au
tour de Kesselring de demander la réduction de cette position le 7 juin.
Le 9 juin, Koenig est informé par les Anglais que la position cesse
d'être considéré comme essentielle et qu'une évacuation peut être
envisagée. L'évacuation débute dans la nuit du 10 au 11 juin et permet à
plus de 2600 hommes de rejoindre les lignes britanniques. Ce haut fait
d'armes marque un nouveau départ pour la France libre puisqu'il permet
aux Anglais de préparer la bataille d'El Alamein. Bir Hakeim est sans
conteste une victoire pour les Français qui ont démontré le refus de la
défaite et de continuer le combat jusqu'à la victoire finale. Le Général
Koenig, par ce fait d'arme rejoint les grands Généraux de la France,
Leclerc, Juin, De Lattre de Tassigny pour ne nommer que les principaux.
Qui plus est, le Général De Gaule en tirera une grande fiertée. On
pourrait aussi ajouter que c'est la première vraie victoire pour les
alliés qui à partir de 1942 marcheront vers une série d'évènements qui
les mèneront à la conquête de l'Afrique du Nord, la Sicile et l'Italie.
Source : Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondial
Encyclopédie de la Seconde Guerre Mondiale
Documentation personnelle
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