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Opération Bagration
Cette
opération soviétique avait été demandé par Eisenhower pour aider les
Alliés durant le débarquement de Normandie. Elle allait mener à la
défaite totale de l'armée allemande sur le front Est en propulsant les
forces de Joukov et Rokossovski vers Berlin pour enfin mettre fin à
cette guerre. Jumelé à la poussée alliée sur le front Ouest, les armées
allemandes seraient totalement écrasées et malgré l'évidence même de la
défaite, Hitler refusera toujours de se rendre et combattra encore pour
presque une année avant de se suicider. De ce fait il causera la mort de
milliers de personnes inutilement. Voici un résumé
de cette offensive selon Wikipedia. L’opération Bagration fut déclenchée le matin du 23 juin 1944, sous le
couvert d’un intense feu d’artillerie et d’un bombardement aérien
massif, et toute la première partie de l'offensive fut facilitée par la
tactique de défense rigide du Führer, qui interdisait tout repli.
L’offensive débuta par un puissant barrage d’artillerie, qui s’abattit
sur les armées et qui se prolongea toute la nuit.
L'assaut fut lancé sur le Groupe d’armées Centre, commandé par
Busch qui remplaçait
von Kluge, blessé dans un accident de voiture. Bien que l’offensive d’hiver
soviétique n'eût pas réussi à percer les défenses dans le secteur, les
Allemands savaient fort bien qu’il s’en était fallu de peu et qu’un
nouvel assaut en été, où les conditions seraient favorables à
l’attaquant, verrait leurs défenses percées. Dans l’attente de l’assaut,
Busch avait voulu se replier sur la ligne historique de la Bérézina, 145
kilomètres en arrière du front. Ce repli aurait sûrement déstabilisé
l’offensive soviétique ; mais c’était contraire aux principes d’Hitler
et celui-ci ne voulut rien entendre.
Tippelskirch, qui avait remplacé
Heinrici à la tête de la IVe
armée, avait pu amortir le choc grâce à un repli clandestin de faible
envergure depuis ses positions avancées jusqu’au cours supérieur du
Dniepr. Busch disposait de 800 000 hommes répartis en 63 divisions avec
900 chars, 10 000 pièces d’artillerie et 1 300 avions. Ses forces
incluaient la IXe armée de Jordan, la IVe armée de
Tippelskirch et la IIIe armée Panzer du général
Georg-Hans Reinhardt. À cela s’ajoutait la deuxième armée de
Walter Weiss.
Mais les Russes annulèrent l’avantage de cette manœuvre en concentrant
leurs efforts sur l’exploitation des saillants situés sur chaque flanc.
Les forces russes du troisième front de la Baltique et des éléments du 1er
s'avancèrent le 24 pour encercler Vitebsk et la IIIe armée
Panzer. Ils attaquèrent aussi Orsha (Orha) et Moghilev (Mohilev).
Sur le flanc nord, Vitebsk fut pris en tenaille entre les avances
convergentes du général Bagramian du côté de
Polotsk et de Tcherniakhovski vers
Orcha le 25. Comme l’a écrit le général
Tippelskirch :
" L’attaque au nord-ouest de Vitebsk était inquiétante ; elle nous prenait
complètement par surprise, à la différence de ce qui se passait sur le
reste du front, et frappait un endroit particulièrement faible de la
partie la plus importante de nos lignes. » La IIIe armée
fut alors emprisonnée avec cinq divisions. Les forces du 2e
Front biélorusse dégagèrent
Mohilev, obligeant la IVe armée à se replier. Les éléments de pointe
du 1er Front biélorusse menaçant aussi d’encercler Bobrouïsk
et la IXe armée. Le 26, les forces russes pénétrèrent les
défenses de Vitebsk, où 5 divisions étaient encerclées depuis le 25. Une
contre-attaque désespérée fut rapidement organisée par les Allemands, et
8 000 hommes parvinrent à s’enfuir, mais ils furent rattrapés et
« détruits ». Pendant la nuit, une partie des forces allemandes tenta
de s’enfuir mais fut repoussée et laissa 28 000 hommes sur le terrain.
Le même jour,
Orcha et Moghilev étaient prises par les troupes russes des 2e et 3e
fronts biélorusses. Pendant ce temps, les troupes du 1er
front biélorusse encerclaient Bobrouïsk et 40 000 hommes du XLIe
corps Panzer. Mais des troupes de la Ve division Panzer
arrivèrent en renfort à Minsk. Vitebsk tomba le quatrième jour sous les
coups répétés du 1er front de la Baltique, et les Allemands y
laissèrent 20 000 tués et 10 000 prisonniers, ainsi qu'une grande brèche
ouverte dans les lignes de la IIIe armée Panzer. Leur défaite
les avait chassés de la position clé qu’ils occupaient sur le flanc
gauche du GA Centre, tandis que le gros de la 1re armée de la
Baltique traversait sans s’arrêter la
Dvina occidentale et
prenait
Lepel. De plus, la brèche dans l’armée allemande ouvrit la route à toute
une armée blindée qui avança vers le sud, coupant la route Moscou-Minsk,
en attaquant
Borissov le 28, et menaçant les
arrières de la IVe armée allemande qui avait résisté à la
pression frontale de Zakharov. Ce dernier, à la tête du 2e
front de Biélorussie, attaqua en direction de Moghilev, et perça le
premier jour de l’offensive. Malgré le solide dispositif défensif
allemand appuyé sur la Pronia, la Bossia, la Resta et le
Dniepr, leurs lignes furent entièrement enfoncées et la ville, clé du
dispositif allemand, tomba le 28. Bientôt, le danger sur le flanc de
la IVe armée allemande fut aggravé par une offensive de
Rokossovsky, à la tête du 1er front de Biélorussie, sur
l’autre flanc, au nord des marais du Pripet, contre la IXe
armée allemande. Il avait alors pour mission d’envelopper Bobrouïsk. Ses
forces débordèrent la ville par le nord et le sud-ouest, faisant face à
une défense allemande acharnée et obstinée. Tous les efforts pour
dégager ces troupes échouèrent. Bientôt, la IVe armée se
trouva débordée par le nord, et isolée de la IIIe armée
blindée, par la prise de Borissov le 30, par Tcherniakhovski qui avait
franchi la
Bérézina le 28.
Après avoir percé le front près de Jlobine, qui tomba également le
quatrième jour, l'Armée rouge traversa la Bérézina et contourna
Bobrouïsk. Les mâchoires se refermèrent sur la ville le 27, enfermant
cinq divisions de la IXe armée. Comme à Vitebsk, les efforts
pour dégager les troupes encerclées se soldèrent par un échec, et deux
jours suffirent pour nettoyer les dernières poches de résistance.
L’aviation fut très active lors de cette première partie de la campagne.
Le 28, 526 avions attaquèrent durant 1h 30 les restes de l’armée
allemande. Chars et matériels flambaient, les soldats démoralisés
quittaient leur unité et s’éparpillaient dans les forêts. Certains
essayaient même de traverser la Bérézina à la nage, mais ils furent
massacrés à bout portant par les canonnières et les forces côtières de
la flottille du Dniepr. Les Russes firent 24 000 prisonniers et, le 29,
les dernières poches de résistance furent annihilées. Le gros du 1er
Front de Biélorussie avança à marche forcée vers la ligne
Ossipovitchi-Ouretchié-Liouban,
repoussant au passage de violentes contre-attaques lancées par deux
divisions de Panzer qui arrivaient respectivement des États baltes et
d’Ukraine occidentale. Les Allemands avaient-ils alors encore la moindre
chance de stopper l'avancée russe ? Source
:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Bagration
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