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La conquête de l'ile d'Iwo Jima en février mars
1945 compte parmi les engagements les plus acharnés de toute la seconde
guerre mondiale. Cette île triangulaire d'à peine 20 km2 doit apporter
deux avantages majeurs, elle facilitera la poursuite des opérations à
destination des îles Ryukyu et d'okinawa où le débarquement est déjà
prévu. Elle permettra d'intensifier les raids des B-29 sur le Japon car
ils opèrent à partir des Mariannes et se heurtent au cours de leurs
raids au système de guet et à la chasse installés dans les îles
Volcano dont Iwo Jima fait parti. Le Général Kuribayashi dispose d'une
garnison de 14,000 hommes dotés d'armes lourdes, chars, canons, et
appuyés par 7,000 hommes appartenant à la marine et placés sous les
ordres de l'Amiral Ichimaru. Il dispose également de deux aérodromes
tandis qu'un troisième est en construction. Au prix d'un effort
considérable, les Japonais constuisent une série de blockhaus et points
d'appui admirablement dissimulées et reliées entre eux par des galeries
soutairraines. La tactique du Général Kuribayashi n'est pas de repousser
le débarquement sur les plages mais de bloquer la pénétration américaine
dans l'intérieur pour leur faire subir des pertes prohibitives et les
forcer à se retirer. L'opération débute le 16 février 1945. Durant que
le porte-avion de l'Amiral Mitscher effectue une première attaque en
baie de Tokyo pour attirer l'attention, la force de soutien de l'Amiral
Blandy, composée de 6 cuirassés, de 5 croiseurs et de porte-avions
d'escorte, entreprend le pilonnage d'Iwo Jima. L'opération amphibie
comprnant les 4e et 5e divisions de marines, sous les ordres du
Vice-Amiral Turner entreprennent le débarquement à l'extrémité sud-ouest
de l'ile. Les premières vagues touchent terre à 8 h 30. Et là, les
ennuis commencent. Les engins chenillés s'enfoncent dans le sable noir
volcanique ne réussissant pas à manoeuvrer et à se dégager de la grève.
La réaction japonaise se déchaîne avec un feu d'enfer sur les plages. À
13 h, on compte déjà près de 25% de tués et de blessés, à la tombée de
la nuit, 2,500 hommes ont été mis hors de combat sur 30,000 mis à terre.
Au lieu des 5 jours prévus pour les combats, ce n'est qu'à la fin du
mois de mars que les combats cesseront faute de combattants japonais. Le
23 février une patrouille de marines atteint le sommet du mont Suribachi
et y plante le drapeau américain. Quelques heures plus tard, un drapeau
plus grand le remplacera et la photo prise par le correspondant Joe
Rosenthal prendra un caractère historique, avant d'inspirer
l'édification du monument des marines au cimetière national d'Arlington. La bataille pour le mont Suribachi sera livré pratiquement sous une pluie constante et l'acheminement des munitions et du ravitaillement ne sera pas facile surtout que les Kamikases s'en mêleront dès le 22 février, attaquant les bâtiments de la TF 58 qui entrainera la destruction du porte-avions Bismarck Sea et la mise hors de combat du Saratoga atteint par 5 avions suicides. Au début de mars, après la prise des deux aérodromes, les combats font rage au pied de la côte 362, sur le plateau de Motoyama et le long de la côte sud-est dans une zone infestée de nids de résistance et baptisé par les américains le ''hachoir à viande''. Le nettoyage de cette zone entraîne la mise hors de combat de 6,591 marines. Après la prise de la côte 362, la bataille peut être considérée comme gagnée. À partir du 12 mars, toute résistance coordonnée cesse, il ne reste que quelques blockhaus qu'on doit réduire au silence et le 16 mars, l'ile est considérée comme conquise. Les derniers combats ne prendront fin que le 26 mars. Le bilan est très lourd. À l'exception d'une poignée de prisonniers, la totalité de la garnison japonaise a péri.Quant aux américains, ils comptent près de 19,000 blessés et 7,000 tués. Grâce aux terrains établis sur Iwo Jima, les B-29 et superfortress bénificient maintenant d'une escorte pour bombarder le Japon. La victoire américaine aura cependant côuté cher et Okinawa qui est à venir fera pencher la balance dans l'utilisation de l'arme ultime, la bombe atomique pour éviter les pertes américaines dans l'attaque du Japon. source : dictionnaire de la seconde guerre mondiale Larousse documentaire vidéo documentation personnelle |